Voeux 2022
 
Le temps passe, les vaccins mènent une lutte quotidienne contre  virus et variants de toutes sortes, 
mais il semble qu’il faudra encore un peu de patience pour pouvoir profiter d’une vie moins bridée. 
En ce qui concerne le cercle Condorcet, il sera alors l’heure de proposer des rencontres sans "distanciation physique”.
 

Dans le coin des philosophes 

- Annie Barthélémy, membre de notre bureau, présente la notion de bio politique selon Michel Foucault :

- Un texte de Olivier Abel à propos de sécession qui ne laisse pas indifférent :
Sur le thème de la liberté d’expression
- Un court texte de Danièle Sallenave - collection Tracts chez Gallimard : Parole en haut silence en bas

Conférence du cercle Condorcet de Paris

La crise sanitaire peut-elle conduire à des changements

économiques et sociaux qui réduisent les inégalités?

Avec Louis Gallois

Le mercredi 19 mai 2021
À partir de 18h30

En raison des contraintes liées à la crise de la Covid 19, cette séance aura lieu par visio-conférence

Vous pouvez vous inscrire auprès de Bernard Wolfer à l’adresse bernard.wolfer@orange.fr.

Vous recevrez ensuite le lien pour la conférence zoom.

Vous pouvez lire ci-dessous une présentation de la conférence

La crise sanitaire de la Covid-19 a mis en évidence les limites de nos systèmes de santé et de prévention qui ont calibré les réponses à la pandémie. Elle a montré aussi la force et la fragilité de nos systèmes sociaux de répartition, lorsqu’ils existent. Le « quoiqu’il en coûte » a permis de limiter les effets de l’arrêt partiel ou total, selon les secteurs, de l’activité économique. Mais il reste difficile de penser les perspectives de l’après.

Alors que cette crise a dépassé un an, sans que ses impacts soient maitrisés encore, nous restons inquiets des conséquences de la gestion de la pandémie sur l’économie, bien sûr, mais surtout sur les parties les plus précaires et fragiles de la société. Que ce soient les salariés, les chômeurs, les jeunes, y compris les étudiants. Mais aussi de nombreuses entreprises dont dépendent de nombreux travailleurs.

On se prend à penser, ou à rêver, que cette crise pourrait être l’occasion de changer les règles économiques qui commandent à nos vies. Ce pourrait même être une nécessité. D’aucuns appellent à un changement de paradigme qui rejetterait la croissance et irait vers un développement humain durable. D’autres appellent à une croissance reposant sur des innovations qui respecteraient l’environnement. Enfin, peut-être plus nombreux qu’on ne le croit, il y a ceux qui pensent que les économies repartiront sur le même modèle, capitaliste et financier, lequel aurait montré sa résistance aux chocs de la pandémie.

Nous n’avons qu’une certitude : cette crise marquera l’histoire, par son étendue et ses répercussions. On en mesure certains effets immédiats : les replis nationalistes ou identitaires, les reconfigurations de certaines chaines de valeur. Le manque de masques, de respirateurs, d’oxygène, les difficultés en matière de création puis d’achat de vaccins, sont des symptômes d’économies et de sociétés trop confiantes dans les vertus du seul marché global. Produire plus chez soi pour moins dépendre des marchés globaux et lointains serait-il une voie nouvelle ?

Beaucoup de points restent obscurs. L’explosion des inégalités dans le monde, y compris en France et en Europe en est un. Entre groupes sociaux, entre pays. Les plus atteints par la Covid-19 sont les plus pauvres, ou les plus enserrés dans le monde productif. Et leur pauvreté s’accroît, sans perspectives d’en sortir.

Comment dans l’avenir proche prévenir l’extension de ces inégalités ? Par quelle croissance ? Par quels nouveaux usages de l’éducation, de la santé, de la recherche, de la culture aussi ? De la solidarité ?

Enfin davantage de démocratie en supplément ne serait-il pas nécessaire ?

Louis Gallois, membre fondateur du Cercle Condorcet de Paris, viendra en débattre avec nous.

Bernard Wolfer
Président du Cercle Condorcet de Paris

Louis Gallois est bien sur connu par les responsabilités exercées à la tête de grandes entreprises nationales (notamment Snecma, Aérospatiale, SNCF). Il a également présidé EADS. Puis il a été nommé Commissaire à l’investissement productif (2012-2014).
Il était venu nous présenter le CICE et en débattre avec nous.
Il a présidé le conseil de surveillance de PSA jusqu’en 2020.
Ses engagement associatifs sont importants.
Il est président de la FNARS (Fédération Nationale des Associations d’Accueil et de Réinsertion Sociale). Il préside également la fondation « territoires zéro chômeur longue durée ».
Il intervient régulièrement dans le débat public sur ces sujets.

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